Micah Network Update, Juin 2010

General June 21, 2010

Monthly Update: Juin 2010

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Lettre aux membres

Chers Amis,

Juin est un temps de rencontre et de réflexion pour mettre au point notre vision et notre stratégie pour les trois années à venir. Du 3 au 5 juin, le personnel du Réseau Michée s’est réuni à Sunbury, Royaume-Uni, pour faire l’état des lieux et rechercher la direction de Dieu pour l’avenir. Au cours de nos discussions, nous avons essayé d’exprimer clairement ce qui serait un témoignage qui prouverait que nous remplissons l’appel de Michée 6.8. Ce qui en est sorti, c’est la pensée visionnaire suivante :

Quand les gens décrivent ce que nous avons fait, ils nous disent ce que nous croyons.

Si nous croyons qu’avoir la mission au cœur de notre être, de nos plans et de notre vie reflétera notre désir de voir des collectivités transformées grâce à l’expression de l’amour de Dieu par notre vie au milieu d’elles, alors, ce serait une superbe confirmation que nous atteignons notre but.

Au cours des prochaines semaines, je me rendrai en Australie pour rencontrer nos membres et commencer à parler de notre stratégie de développement. J’espère faire un tour des membres et explorer avec eux comment consolider nos apprentissages actuels sur la mission intégrale et comment aller de l’avant ensemble. Veuillez prier pour cette période où nous cherchons la direction et l’inspiration de Dieu. Le Rév. Dino Touthang nous a transmis quelques pensées tirées d’Exode 33 et deux versets m’ont sauté aux yeux :

15 Moïse continue : « Si tu ne viens pas toi-même avec nous, ne nous commande pas de quitter ce lieu. 16 En effet, si tu ne nous accompagnes pas, comment savoir que tu es bon pour moi et pour ton peuple ? Oui, ce qui nous rend différents de tous les peuples de la terre, c’est que tu marches avec nous, avec ton peuple et avec moi. »

Telle est notre prière.

 La fin du mois de mai a été marquée par la fin de la période que John Wesley Kabango a passée avec le Réseau Michée en qualité de Coordinateur régional pour l’Afrique. En jetant un coup d’œil à tout ce qu’il a accompli au cours de ces dernières années, j’ai pris conscience des nombreuses relations et amitiés qu’il a réussi à tisser. C’est vraiment ce qui compte – les relations – et John est particulièrement doué dans ce domaine. Nous voulons te bénir et prier pour toi John, pour les études dans lesquelles tu vas te lancer. Nous te remercions pour ta consécration et ton engagement à la vision et aux objectifs du Réseau Michée et nous espérons vivement poursuivre notre amitié avec toi au cours des années à venir.

Les conséquences du départ de John Wesley se feront certainement sentir en Afrique. Qu’est-ce que cela veut dire pour nous tous ? Tout d’abord, au cours des mois prochains, nous allons étudier et envisager qui Dieu appelle à endosser ce rôle important de mise en réseau en Afrique pour le compte du Réseau Michée. C’est une période où je demande à nos membres de relever le défi de poursuivre ensemble la promotion de nos objectifs. Pour le moment, veuillez m’envoyer directement vos courriels ([email protected]) en gardant à l’esprit la possibilité que certains projets devront éventuellement être revus ou reprogrammés, pendant que nous marquons un temps d’arrêt pour réfléchir sur la façon de fonctionner. Merci pour votre compréhension.

Chaleureuses salutations,

Sheryl Haw

Directrice internationale

Réseau Michée

Rappel : merci par avance pour l’envoi de votre cotisation 2010.

Initiative mission intégrale - Nouvelles

Le site Internet du Réseau Michée est maintenant plein d’études de cas, de listes de lectures, de matériel de formation et de podcasts pour aider nos membres dans leur formation de disciple personnelle et dans leur travail pour encourager la mission intégrale. Nous y ajouterons bientôt davantage de vidéos et de matériel de louange. Vous avez accès au matériel en anglais, espagnol, français, swahili et portugais ; et vous pouvez transmettre vos propres récits de transformation.

Chaque pays où nous savons que des membres du Réseau Michée travaillent ensemble à promouvoir la mission intégrale a sa propre page, qui vous dit ce qui se passe et comment entrer en contact. Tout le monde peut télécharger vers l’amont un récit de ce que Dieu est en train de faire pour transformer la région. Nous avons également des récits provenant d’autres réseaux amis, qui travaillent pour promouvoir la mission intégrale – comme Amahoro en Afrique et Red del Camino en Amérique latine.

Si votre pays n’apparaît pas sur la liste et si vous désirez rejoindre l’initiative, envoyez-nous un courriel à [email protected].

Nous espérons que le site sera pour vous une ressource et vous équipera pour le travail dans lequel vous êtes engagés dans le monde entier pour encourager la mission intégrale. Nous espérons que vous serez nombreux à contribuer au site Internat et nous attendons vos récits et vos commentaires.

www.integralmission.net

Bienvenue aux nouveaux membres : mai 2010

Bienvenue à un nouveau membre associé, depuis le 26 mai 2010 : Synergy Farms International’s (SFI)

Quelques mots sur SFI : L’objectif de l’organisation est de réduire la pauvreté et la faim, en se concentrant sur les pays et les régions qui en ont le plus besoin. Cet objectif est atteint par l’éducation des citoyens du monde à créer des environnements verts durables qui nourriront leur famille pendant des générations. SFI fera fonctionner, toute l’année, des centres de formation dans le monde entier. Tout le financement des programmes de SFI viendra d’allocations gouvernementales, de dotations privées et du soutien des églises et organisations ecclésiastiques. Pour que ce projet devienne réalité, SFI organisera et fera fonctionner un centre de formation du type « campus ». Dans les trois premières années de fonctionnement, l’objectif est de mettre en place des campus de formation en Tanzanie, au Nicaragua et en Haïti. SFI commencera par obtenir des terres qui ont été, ou sont actuellement utilisées pour l’agriculture ou des applications commerciales. SFI développera alors les dites parcelles d’au moins 280 ares et mettra en œuvre l’utilisation de la terre par :

· le soutien à la gestion de bétail

· la formation agricole

· le soutien à l’hébergement missionnaire

· le soutien aux services de santé

· des partenariats stratégiques

· la mise en œuvre de programme fermiers.

Selon les termes du SFI : « Nous voulons entrer en partenariat avec des ONG et des Églises pour recueillir une base de connaissances pour les collectivités que nous servons. Notre mission consiste à faire entrer les personnes dans une relation avec le Christ par le biais premièrement de l’action. »

Pour d’autres renseignements : www.synergyfarmsinternational.org

Consultation sur « Administration en mission »

But : Une administration efficace pour la mission intégrale dans la région Asie-Pacifique

Objectifs

Nous espérons qu’à la fin des cinq jours de la consultation, les participants auront

  • une meilleure compréhension biblique de l’administration pour la mission intégrale
  • identifié les questions importantes qui pèsent sur l’administration pour la mission intégrale
  • partagé et acquis des connaissances déontologiques et des savoir-faire d’administration pour la mission intégrale
  • été encouragés et fortifiés dans
    - la louange
    - la prière
    - la communion fraternelle
    - l’interaction.

 Séances

La consultation tournera chaque jour autour d’un thème différent. Les voici :

  • Administration… de quoi sommes-nous les administrateurs ?
  •   Protéger ce qui nous est confié… notre corps, nos ressources, notre environnement
  •   Inclusion de ceux qui sont en dehors de notre monde… les personnes handicapées, les femmes, les personnes pauvres, ceux qui sont l’objet de discrimination, etc.
  •  Devoir de nous rendre mutuellement des comptes, gouvernance
  •  Aller de l’avant pour servir.

Pour étudier ces thèmes, la consultation est constituée de 13 séances de 60 à 90 minutes. Ces séances seront une combinaison de sessions plénières, discussions de groupe et ateliers comprenant des études de cas présentées par les participants. Ces derniers auront la possibilité d’assister à un atelier approfondi sur le sujet de leur choix. Parmi les sujets possibles : Gouvernance, Environnement, Politique de protection de l’enfance, Mobilisation de la collectivité par l’Église pour la mission intégrale, Politiques concernant la problématique hommes-femmes, et Intégration du handicap. Il y aura chaque jour des temps de prière, de louange et de médiation des Écritures.

Méthodes

Chaque matin, lors du culte, des biblistes ayant une bonne connaissance de la région Asie-Pacifique apporteront la parole de Dieu. Lors des séances plénières, des hommes et des femmes de Dieu expérimentés, issus de la région, partageront leur inspiration sur la base de la Parole de Dieu et de l’expérience de chrétiens dans le monde entier. Nous attendons des membres et de tous les contacts du Réseau Michée des canevas d’atelier sur des sujets en rapport avec les séances plénières. Un comité de sélection choisi à dessein établira la liste finale des séances d’atelier. Certaines organisations / personnes pourront, sur la base des sujets à traiter, être invitées à organiser des ateliers.

Critères pour les ateliers

  • Formulaire d’inscription à l’atelier complètement rempli et renvoyé avant la date limite et sous le forme demandée. Celui-ci vient s’ajouter au formulaire d’inscription à la consultation.
  • L’atelier doit être applicable à la région Asie-Pacifique.
  • Le sujet de l’atelier doit correspondre au thème du jour.
  • L’atelier doit associer des connaissances et des savoir-faire dans le domaine particulier.
  • Pour les études de cas, des principes doivent être extraits en vue d’une application.

Une interprétation simultanée sera disponible.

Participants : La consultation s’adresse aux représentants des organisations et à des personnes qui désirent devenir de meilleurs intendants de l’Évangile qui leur a été confié.

Dates : Débute le 27 septembre 2010 (après-midi) et s’achève le 1er octobre après le repas de midi.

Lieu : Cha’am, Thaïlande (à environ 150 Km de Suvarnibhumi, l’aéroport international de Bangkok).

Inscriptions : Des avantages seront consentis aux « lève-tôt », ceux qui s’inscriront rapidement.

D’autres renseignements seront bientôt disponibles à www.micahnetwork.org.  

Sundar Daniel, coordinateur régional pour l’Asie

Nouvelles d’Amérique latine

Atelier : ÉQUATEUR Paz y Esperanza Équateur, en association avec le programme Claves de Jeunesse pour Christ en Uruguay (avec le soutien du Réseau Michée et d’International Justice Mission) prévoient un atelier de formation à Guayaquil, du 15 au 17 juillet, intitulé Par la nouvelle création nous sommes fortifiés pour faire face à des situations difficiles. La formation s’adresse à des travailleurs de santé, des éducateurs formels et informels, des travailleurs sociaux, des travailleurs de l’Église locale et au personnel d’ONG. Nous sommes reconnaissants d’avoir l’occasion de promouvoir un bon traitement dans ce domaine.

ÉQUATEUR : Le volcan Tungurahua dans la province éponyme d’Équateur est entré en éruption le 28 mai. Plusieurs villes proches du volcan, dont Ambato et Baos, ont été évacuées. Le nuage de cendres est porté par le vent au sud-ouest, dans la direction de la ville de Guayaquil (à 6 heures du volcan). L’aéroport de Quito a déjà été fermé à cause des cendres. Les autorités sanitaires craignent qu’en raison de leur degré élevé de pollution, les cendres ne causent des problèmes respiratoires, surtout chez les enfants ayant une sensibilité allergique à la poussière. La zone touchée est une zone touristique populaire avec de bons établissements qui pourraient être endommagés par la poursuite de l’activité volcanique. Veuillez prier avec nous pour ceux qui vivent près du volcan et sont logés dans des abris temporaires, ceux qui risquent de perdre tout ce qu’ils possèdent.

BRÉSIL : Le magazine Maos Dadas fête ses 10 ans de publication le 18 juin, dans la ville de Belo Horizonte. Ce magazine est une édition gratuite conçue pour soutenir le travail des chrétiens qui travaillent dans le social pour promouvoir la dignité des enfants et des adolescents. Nous les félicitons pour leur travail et cette célébration historique ; et nous remercions Dieu pour la directrice Klênia Fassoni et le coordinateur exécutif Lissânder Dias, ainsi que toute leur équipe. Puissent-ils continuer à apporter leur contribution à la gloire de Dieu et à la construction du Royaume. (http://www.ultimato.com.br/boletim/2010/maos_dadas/10_anos/convite_aniversario.html)

PÉROU : UN LIEU HONORABLE OÙ PEUVENT VIVRE LES GROUPES AUTOCHTONES. Le mardi 18 mai, le Congrès péruvien a voté une loi sur les Droits de consultation des groupes autochtones au Pérou, qui exige que les habitants primitifs du pays soient consultés avant la mise en place de tous les projets, programmes et normes juridiques qui pourraient les affecter eux ou leurs terres. Cette loi est née de l’engagement de l’État péruvien envers la Convention OIT 169 qui a été approuvée à l’origine lors de la conférence générale de l’OIT, le 7 juin 1989, à Genève, Suisse.

Différentes organisations des Droits de l’homme, ainsi que le Bureau du Médiateur, ont exprimé leur satisfaction quant à cette approbation par le Congrès, en reconnaissant que la loi représente une étape importante sur la longue route de l’inclusion des groupes autochtones dans les décisions prises par le gouvernement sur des sujets qui pourraient affecter leurs droits et leurs communautés. Paz y Esperanza (paix et espérance) a exprimé sa reconnaissance aux organisations andines et amazoniennes qui, en dépit des nombreux obstacles, ont réussi à obtenir l’approbation de cette loi, soulignant leur capacité organisationnelle, leur esprit de dialogue et leur maturité politique mis en évidence dans la lutte pour la reconnaissance de leurs droits.

Le consensus du Congrès, obtenu grâce à la campagne de plaidoyer conduite par les organisations de défense des droits autochtones, est devenu une scène idéale pour lancer une nouvelle campagne en faveur de l’inclusion de ce secteur qui a été tellement exclus au Pérou. Nous invitons les organisations nationales et internationales à :

1) exprimer leur solidarité avec les organisations autochtones qui travaillent à la revendication de leurs droits.

2) faire pression sur le gouvernement péruvien pour qu’il prenne des dispositions efficaces non seulement pour l’approbation des lois, mais aussi pour encourager les actions de promotion des droits des collectivités autochtones.

Formation en URUGUAY : Une formation de facilitateurs de jeunes est programmée du 4 au 10 juillet, au centre éducatif El Retoo, dans la ville de Canelones. Le cours est organisé conjointement par les membres du Réseau Michée Kairos (en Argentine) et Jeunesse pour Christ (en Uruguay). Il est conçu comme un cours de suivi de la formation faite en avril 2009 et intitulée Pas peur de rêver. Au programme : Mission intégrale, Rôle de facilitation, D’une culture de la dépendance à un véritable développement communautaire, Développement de projet, Loisirs et expression. Cette nouvelle manifestation nous passionne et nous sommes certains qu’elle conduira un grand nombre de jeunes à comprendre ce qu’est la mission intégrale.

Développer les soins palliatifs : atelier en Namibie

Développer les soins palliatifs : améliorer, en Afrique, la qualité de vie des personnes atteintes de maladies limitant l’espérance de vie – 13-14 septembre 2010, Windhoek, Namibie.

Au cours des dernières années, l’Initiative internationale de soins palliatifs de l’Open Society Institute – en partenariat avec le Bureau des Affaires étrangères de l’Institut national des Etats-Unis pour le cancer, le Diana, Princess of Wales, Memorial Fund et la fondation True Colours Trust – a soutenu le développement de soins palliatifs en Afrique subsaharienne. La rencontre, prévue en septembre, veut se projeter dans l’avenir afin de maintenir le rythme de ce travail et d’augmenter la capacité des pourvoyeurs et associations en matière de soins palliatifs. La rencontre de deux jours entend participer à une discussion à grande échelle sur les possibilités, les difficultés et les besoins inassouvis dans le développement des soins palliatifs en Afrique. La rencontre étudiera comment les soins palliatifs entrent dans le programme plus large de la santé, discutera des possibilités de collaboration fructueuse et transversale et échangera sur la déontologie et les leçons apprises en matière de soins palliatifs.

Les soins palliatifs sont un aspect essentiel du continuum des soins pour les personnes atteintes du VIH et du sida, du cancer et d’autres maladies réduisant l’espérance de vie. Les soins palliatifs ont une retombée directe sur la qualité de vie des individus et des familles, tout en renforçant et apportant une valeur ajoutée aux systèmes nationaux de santé.

La rencontre commencera à 9h00 le lundi 13 septembre et s’achèvera à 15h00 le mardi 14 septembre. Les repas de midi et un repas du soir pour les participants seront fournis par le comité organisateur. Nous espérons que de nombreux participants resteront pour la conférence APCA et auront l’occasion d’acquérir une compréhension plus profonde des bienfaits des soins palliatifs auprès des personnes qui travaillent dans ce domaine. Les renseignements concernant la conférence APCA se trouvent à https://ssl-id1.de/apca-windhoek2010.com/home/home.

Pour de plus amples informations : Voir le site Internet de la 3ème Conférence annuelle d’APCA (African Palliative Care Association – Association africaine des soins palliatifs) : https://ssl-id1.de/apca-windhoek2010.com/home/home

Violence domestique

Article sur la violence domestique à Santa Cruz

La pas-si-sainte-croix pour les femmes et les enfants de Santa Cruz [NdT : Santa Cruz signifie Sainte croix en espagnol]

par : Alfonso Wieland - Paz y Esperanza International , Santa Cruz, 1er mai 2010

Je suis venu visiter un quartier proche du cinquième anneau de la grande ville bolivienne de Santa Cruz. Il est 11h00, un mercredi matin, et ce qui me frappe le plus sont les jeunes gens entassés dans des salles de jeux précaires pour jouer à des jeux électroniques sur des ordinateurs vétustes. Il n’y a pas ici de poste de police et il n’y a qu’une seule école. Un pasteur brésilien exerçant son ministère dans ce quartier nous a demandé de rendre visite à Blanca et ses trois jeunes enfants. Avec ses enfants, elle émerge d’une cabane délabrée.

Santa Cruz (Sainte Croix) est une ville bolivienne en pleine expansion, dont la population de près de 2 millions d’habitants dépasse celle de La Paz et d’El Alto. Jusqu’à tout récemment, en 1976, la population était d’à peine 325 000 habitants. Les migrants de diverses parties de la Bolivie y ont afflué en quête d’espace, mais surtout dans l’espoir de tirer profit de l’explosion économique créée par l’extraction du pétrole, la construction et l’industrie agricole. En raison de cette croissance, la majorité de la population de Saint Cruz travaille dans le secteur tertiaire ; l’emploi informel atteint presque 60 pour cent. Santa Cruz rassemble des personnes d’origines diverses : les descendants des Espagnols, les Guaranis, Quechuas, Aymaras, etc. mais également des migrants venus d’autres parties du monde : Allemands, Italiens, Yougoslaves, Brésiliens, Japonais, Chinois, Libanais et Palestiniens.

Comme c’est le cas de nombreuses métropoles sud-américaines, Santa Cruz incarne le contraste entre richesse et pauvreté, avec de grandes concentrations de richesses entre les mains d’une minorité et un grand nombre de personnes pauvres ayant de la peine à survivre sur leurs maigres revenus.

Conçue en cercles concentriques qui divisent la ville en six zones, Santa Cruz étonne par ses contrastes, avec de hauts gratte-ciel à proximité des bidonvilles. Ces contrastes se reflètent dans la vulnérabilité, surtout celle des enfants et des femmes vivant dans la pauvreté.

Blanca est une femme de 32 ans au regard fuyant et au langage hésitant. Angie, sa fille aînée, a tout juste 12 ans. Les autres enfants semblent avoir entre 10 et 7 ans. Le pasteur demande à Blanca de nous raconter son histoire. « Je me suis mariée quand j’étais amoureuse, impressionnée par sa façon de parler, d’aider les autres, son souci apparent pour les familles souffrantes. » Elle poursuit d’une voix peinée : « Mais, un jour, j’ai pris conscience qu’il me trompait avec une autre femme. Je l’ai abordé de front, en lui disant ce que la Bible dit : “ Nul ne peut servir deux maîtres, tu ne peux donc pas servir deux femmes.” Mais il ne m’a pas écoutée. Il m’a dit qu’il était un serviteur de Dieu et que l’autre femme le rendait heureux, alors que ce n’était pas le cas pour moi. » À partir de ce moment-là, il l’a maltraitée physiquement et oralement. Elle lui a demandé de partir, de la laisser tranquille, elle lui a dit que tout ce dont elle avait besoin de sa part, c’est d’une aide pour élever les enfants.  Plus tard, elle a découvert qu’il n’avait pas qu’une seule aventure, mais plusieurs avec des femmes différentes, toutes membres de l’Église dont il était pasteur associé. Épuisée, Blanca a décidé de parler. Elle a demandé un rendez-vous avec les responsables de l’Église évangélique et leur a raconté son histoire. Leur réponse a été : « Vous devriez user de patience, vous réconcilier avec votre mari, il a un ministère à remplir. »

Tandis qu’elle parle, ses jambes commencent à trembler et elle baisse de plus en plus les yeux. Angie, l’enfant, dit d’une voix ferme : « T’en fais pas, M’man. Détends-toi. Cet homme ne mettra plus jamais la main sur toi. Je prends soin de toi. »

Alors Angie continue la conversation. Un jour, l’homme est rentré à la maison furieux, irrité contre tout et tout le monde. Il a essayé de maltraiter ses frères, et Blanca l’en a empêché. Hors de lui, il a saisi un fer à repasser et l’a frappée plusieurs fois sur la tête, l’assommant. Angie ne se souvient que d’être allée demander de l’aide aux voisins. Ils ont emmené sa mère à l’hôpital. Bien que n’ayant pas d’argent, elle a pu échapper à la mort avec l’aide des voisins, mais les conséquences sont permanentes. Son mari a fui. Tout ce que sait Blanca, c’est qu’il a encore des liens avec une Église. Blanca a failli sombrer dans la folie dans les jours et les mois qui ont suivi. Elle déambulait dans les rues à moitié nue, mangeant des excréments et parfois dormant dans des voitures abandonnées. Son poids est tombé à 42 kilos. Quand Angie a fini par la trouver, elle a littéralement dû la traîner jusqu’à la maison. Une fois, un membre de l’Église l’a retrouvée dans la rue et a pensé que le meilleur moyen de l’aider était de l’exorciser. Elle a été emmenée à l’église et au milieu des cris, des coups au visage et des coups pour la faire tomber dans la boue, des personnes ont en vain essayé de chasser les démons qui apparemment la contrôlaient. En fin de compte, Angie a réussi à la faire sortir de ce lieu étrange avec ses vaines pratiques religieuses.

Des mois plus tard, le pasteur brésilien est arrivé dans le quartier. Il a véritablement pris soin des habitants. Il a formé un groupe d’étude biblique où il a rencontré Blanca et Angie ainsi que d’autres familles et des enfants abandonnés. Il a réussi à trouver des aides médicales et autres pour Blanca. La situation de Blanca lui a ouvert les yeux, l’aidant à voir l’importance que l’Évangile apporte la justice pour des femmes comme Blanca.

« Angie, tu es forte. Crois-tu encore en Dieu ? », lui ai-je demandé un peu embarrassé. En souriant, elle m’a dit qu’elle croyait encore. Mais elle a redit : « Cet homme ne touchera plus jamais à ma mère. Il est mauvais. Il a même vendu l’un de mes frères à une tante qui ne pouvait pas avoir d’enfant. » En la regardant, je savais que les circonstances de la vie de cet enfant l’avaient obligée à devenir adulte, à être une mère pour sa mère, une mère pour ses frères et une mère pour elle-même. Certains chercheurs disent que l’apogée du développement émotionnel d’un enfant se situe entre 7 et 14 ans. Des filles comme Angie doivent sauter les étapes, être fortes, refouler leurs sentiments, faire face à des responsabilités qu’elles ne devraient pas porter. C’est la mort de leur enfance par les mains des adultes qui les ont abandonnées. Nous connaissons tous des garçons et des filles précipités prématurément dans l’âge adulte. Ils vivent près de nous. Ils survivent.

Santa Cruz témoigne de femmes et d’enfants qui doivent porter chaque jour de lourdes croix, des croix de souffrance et de peur. D’après les statistiques officielles, sur 100 couples, 14 femmes subissent des blessures graves (plaies et fractures) entre les mains de leur mari ou de leur partenaire masculin. Le département de Santa Cruz enregistre le taux le plus élevé de Bolivie pour ce qui est de la violence sexuelle contre des garçons et des filles.

Les médias ont tendance à se focaliser sur les nouvelles liées à la violence imputable à la délinquance commune, aux guerres et au terrorisme. Aujourd’hui, nous savons que la violence domestique cause plus de mortalité humaine que celle des conflits armés et des guerres civiles. Cette violence, qui se manifeste derrière des portes closes et à la maison, est un crime contre l’humanité et devrait susciter l’intérêt public. Ni les milieux politiques et sociaux, ni l’église ne peuvent plus se détourner de cette réalité. La lutte a été menée depuis des décennies presque exclusivement par des individus ou des groupes appartenant aux milieux des féministes, des intellectuels progressistes et des minorités religieuses ; elle ne devrait plus rester aussi limitée. Ce devrait être une lutte à grande échelle, directe et efficace.

Nous ne devrions plus tolérer les actes justifiés par une mauvaise interprétation des textes bibliques qui sont utilisés pour perpétrer les maltraitances physiques, psychologiques et sexuelles contre les femmes. Cet abus de pouvoir contre les femmes et les filles est une injustice dont Dieu a horreur. Ceux qui se targuent d’être chrétiens ne peuvent tolérer des récits comme ceux de Blanca et d’Angie. Plus de lourdes croix pour elles. Plus jamais

Consultation préalable pour Lausanne Cape Town 2010 – Amérique latine

Un rapport de la consultation préalable entreprise en République dominicaine est disponible ; il porte sur l’Église, les générations émergeantes et la violence en Amérique latine. Pour consulter ce rapport, veuillez vous rendre sur le site Internet du Réseau Michée.

World Vision Haïti – Responsable d’assurance qualité

World Vision recherche une personne exceptionnelle pour remplir le poste de responsable d’assurance qualité en Haïti. Le cahier des charges pour ce poste est le suivant :

Diriger l’ensemble de l’organisation pour veiller à la qualité de la fourniture et des processus des programmes. Ce qui comprend la qualité telle qu’elle est définie sous les 5 aspects de la responsabilité financière, des programmes, de la qualité technique opérationnelle, des comptes à rendre aux bénéficiaires et des ressources humaines. Ce poste vient soutenir les responsables des départements fonctionnels pour définir, planifier, trouver les ressources et mettre en œuvre les objectifs de qualité en réponse au Cadre de qualité et d’obligation de rendre compte. La première responsabilité du poste est de garantir  pendant toute la durée au cycle de programme un apprentissage et une amélioration continus pour chacun des 5 aspects de qualité. Le poste est le point focal pour faciliter la recherche et les occasions de développement dans les programmes qui  permettent à l’organisation et à l’industrie humanitaire d’améliorer leur connaissance et leur compréhension des questions critiques qui les concernent.

Les pratiques de qualité et d’obligation de rendre compte sont des éléments essentiels de la réponse d’urgence. Ce poste devrait donc jouer un rôle important pour veiller à ce que les personnes que nous servons soient protégées et servies avec zèle.

Pour plus de renseignements veuillez prendre contact avec :

Karen Robinson

Consultante en assurance qualité

WV Haiti Earthquake Relief Response

courriel : [email protected]

Sujets de prière

Nous encourageons tous les membres à contribuer à la mise à jour de prière hebdomadaire. Veuillez envoyer par courriel toute demande de prière, avant le jeudi, à Steve Bradbury :[email protected]