
Jésus est au cœur de notre foi : un Sauveur qui réconcilie, guérit et apporte la paix là où règne la division. Il est non seulement le fondement de nos croyances, mais aussi celui qui restaure les relations, abat les murs et manifeste au monde l’amour de Dieu en actes.
Votre Sainteté, Vos Éminences, Vos Béatitudes, Vos Excellences, chers frères et sœurs en Christ,
C’est un profond honneur pour moi d’être à vos côtés à Istanbul, où, il y a 1700 ans, l’Église s’est réunie à Nicée pour répondre à une question décisive – une question qui fait écho aux paroles de Jésus à Césarée de Philippe : ’ Mais vous, qui dites-vous que je suis ? “
Le concile de Nicée fut la réponse unie de l'Église à une attaque contre l'identité même de Jésus-Christ. Les évêques proclamèrent d'une seule voix :
“ Dieu issu de Dieu, Lumière née de la Lumière, vrai Dieu issu du vrai Dieu. ”
Ils ont affirmé ce que Pierre a confessé : il est le Christ, le Fils du Dieu vivant — pleinement divin, pleinement capable de sauver.
Dix-sept siècles plus tard, l’identité du Christ est encore remise en question – tantôt réduite à celle d’un maître moral, tantôt dépouillée de son autorité, tantôt déconnectée de sa mission de salut et de réconciliation.
Les attaques contre le Christ en tant que Sauveur surviennent lorsque la croix est vidée de son pouvoir ;
et les attaques contre le Christ en tant que Seigneur lorsque ses enseignements sont occultés par la violence, le nationalisme ou la division.
En Terre Sainte, ma région, ces questions sont douloureusement réelles. Nos communautés sont confrontées à la guerre, à la peur et à de profondes blessures. Nombreux sont ceux qui se demandent : Où est le Christ dans tout cela ?
Nous ne répondons pas par des commentaires politiques, mais par la foi de Nicée : par le Christ qui réconcilie, qui guérit, qui abat les murs de division, dont la paix surpasse toute intelligence.
Et nous nous souvenons de Nazareth, où Jésus entra dans la synagogue et révéla son identité et sa mission. Il lut un passage d’Isaïe :
“ L’Esprit du Seigneur est sur moi… pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres… la liberté aux captifs… pour libérer les opprimés. ”
Puis il dit : “ Aujourd’hui, cette parole de l’Écriture est accomplie. ”
À Nazareth, Jésus a montré que son identité de Fils est indissociable de sa mission de guérir, de restaurer, de libérer et de réconcilier.
Voici le Christ que nous confessons aujourd’hui – et le Christ dont notre monde blessé a besoin.

Je m’exprime également en tant que secrétaire général de l’Alliance évangélique mondiale, représentant plus de 650 millions d’évangéliques dans 161 pays. Notre mouvement s’appuie fermement sur cette foi nicéenne : Jésus-Christ est pleinement Dieu, pleinement homme, Seigneur ressuscité et Sauveur du monde.
Alors que nous commémorons les 1700 ans du concile de Nicée, nous nous tournons également vers un autre événement marquant : le 2000e anniversaire de la Résurrection en 2033.
Partout dans le monde, les chrétiens ressentent un appel à renouveler leur témoignage afin que, d'ici cet anniversaire, chaque personne ait l'occasion de découvrir l'Évangile – non par triomphalisme, mais par obéissance au Seigneur ressuscité qui nous envoie vers toutes les nations.
Le Credo de Nicée fonde cette mission. Il ancre notre unité non pas dans la politique, ni dans la culture, mais dans l'identité même du Christ.
Puisse donc cet anniversaire nous appeler à nouveau à l'unité, au courage de proclamer Jésus comme Sauveur, à l'obéissance en le suivant comme Seigneur, et à un engagement renouvelé à apporter la bonne nouvelle à tous les peuples à l'approche de 2033.
Je conclus avec les paroles de Colossiens 1:19-20 :
“ Car Dieu a voulu que toute la plénitude de Dieu habite en lui, et par lui réconcilier toutes choses avec lui-même… en faisant la paix par le sang de sa croix. ”
À Lui la gloire éternellement. Amen.
Discours prononcé par le révérend Botrus Mansour lors de la célébration du 1700e anniversaire du Credo de Nicée à Iznik, en Turquie






